📅 Mis à jour le 4 novembre 2026 — Par Karine et Baptiste Godallier, atelier Bajoia, Sèvres (92310)

Un simple anneau, sans pierre ni ornement, et pourtant le bijou le plus chargé de sens. L’alliance que les époux échangent le jour du mariage hérite de plus de deux mille ans de rites, de l’anneau de fer des fiancées romaines aux bagues jumelles de la Renaissance. Ce guide retrace son histoire, explique ses symboles et montre comment l’atelier Bajoia de Sèvres les prolonge aujourd’hui.

Alliance : l’anneau, le plus souvent en métal précieux et sans pierre, que deux époux se donnent lors du mariage pour signifier leur union. Portée chaque jour, généralement à l’annulaire gauche en France, elle se distingue de la bague de fiançailles, offerte avant le mariage pour marquer la promesse.

Que signifie l’alliance de mariage ?

L’alliance signifie l’union durable de deux personnes. Sa forme circulaire, sans début ni fin, évoque l’éternité de l’engagement ; son métal précieux, qui ne s’altère pas, en dit la solidité ; et le fait de la porter chaque jour rend visible, aux yeux de tous, le lien choisi par les époux.

Trois symboles se superposent dans ce petit anneau. Le cercle d’abord, figure de ce qui n’a pas de fin, que de nombreuses civilisations ont associé à l’éternité. Le métal ensuite : l’or ne s’oxyde pas et traverse les siècles sans perdre son éclat, comme le lien qu’il représente. L’échange enfin : chacun reçoit l’anneau de l’autre, ce qui fait de l’alliance un engagement réciproque, et non un simple cadeau.

Le mot lui-même porte une quatrième idée, plus ancienne : l’alliance ne lie pas seulement deux personnes, elle unit aussi deux familles.

D’où vient le mot « alliance » ?

Le mot alliance vient du verbe allier, issu du latin alligare, « lier à ». Il désigne d’abord l’union elle-même, entre deux personnes, deux familles ou deux peuples, avant de nommer l’anneau qui la scelle. Dire « alliance » pour la bague du mariage, c’est donc nommer l’objet par le lien qu’il représente.

Le français a gardé les deux sens côte à côte. En généalogie, on distingue toujours la parenté, qui relie les personnes issues d’un même ancêtre, des liens d’alliance, qui unissent un époux à la famille de l’autre. Les beaux-parents sont des « parents par alliance ». L’anneau porte ainsi, au doigt, le nom d’un lien qui dépasse le couple.

L’alliance dans l’Antiquité : de l’Égypte à Rome

Dans l’Antiquité, l’anneau scelle déjà la promesse de mariage. À Rome, le fiancé remet à sa future épouse un anneau, d’abord en fer, plus tard en or ; les auteurs latins rapportent que l’usage de le porter à l’annulaire gauche viendrait des Égyptiens, qui croyaient ce doigt relié directement au cœur.

L’Égypte ancienne est souvent citée comme le berceau de l’alliance, et le cercle y figurait bien l’éternité. Mais le témoignage le plus précis vient de Rome. Au Ier siècle, Pline l’Ancien note dans son Histoire naturelle qu’on envoie encore à la fiancée, en guise de présent, un anneau de fer, sans pierre. L’or remplace peu à peu le fer dans les familles aisées, et l’anneau devient le gage visible de l’accord entre les deux familles.

Le doigt, lui, a son explication. Au IIe siècle, Aulu-Gelle rapporte dans les Nuits attiques que, selon le savant Apion, les anatomistes égyptiens avaient découvert un nerf très fin reliant l’annulaire de la main gauche au cœur. L’expression vena amoris, la « veine de l’amour », est bien plus tardive, mais l’idée vient de là. Les Romains connaissent aussi les anneaux à deux mains jointes, symbole de foi donnée, que l’on retrouvera pendant des siècles sous le nom italien de fede, la « foi ».

L’anneau de fiançailles romain est l’ancêtre direct de la bague de fiançailles : une pièce qui scelle la promesse avant le mariage, et que l’on choisit aujourd’hui pour sa pierre comme pour son métal.

Atelier de Sèvres
Solitaires de fiançailles — atelier de Sèvres

Bague Elisa Solitaire en argent 950, pierre précieuse

5,0 · 1 avis

Sa pierre, sertie au ras du métal, ne dépasse pas : n’importe quelle alliance droite vient se poser tout contre elle.

Jonc de 2 g, sans rhodiage · pierre de 2 mm en serti masse, au ras du métal

Le métal

Argent 950

Le modèle

Elisa Solitaire précieuse

La pierre

Diamant

Livraison gratuite · Boîte offerte · Bijou poinçonné

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Du Moyen Âge à la Renaissance : l’anneau béni et les bagues jumelles

Au Moyen Âge, l’Église intègre l’anneau au rite du mariage. En 866, le pape Nicolas Ier décrit déjà, dans sa réponse aux Bulgares, le fiancé qui unit à lui son épouse « par le doigt marqué de l’anneau de la foi ». L’anneau, béni, devient le signe de la fidélité promise devant témoins.

À la Renaissance, l’alliance se fait plus inventive. Les bagues jumelles, dites gimmel, se composent de deux anneaux imbriqués : chacun des fiancés en garde un, et les deux moitiés se réunissent le jour du mariage pour n’en former qu’une, que porte l’épouse. Le British Museum conserve un exemplaire en or émaillé des XVIe-XVIIe siècles, dont les deux mains jointes serrent un cœur.

À la même époque, l’Angleterre affectionne les posy rings : des anneaux lisses portant, à l’intérieur, une courte devise amoureuse, cachée contre la peau. C’est l’origine de la gravure intérieure des alliances d’aujourd’hui, prénoms, date ou quelques mots, que seuls les époux connaissent.

Pourquoi l’alliance se porte-t-elle à l’annulaire gauche ?

En France, l’alliance se porte à l’annulaire gauche par héritage de la croyance antique rapportée par Aulu-Gelle : ce doigt serait relié au cœur. L’usage n’est pas universel. En Allemagne, en Autriche, en Russie, en Pologne ou dans les pays de tradition orthodoxe, l’alliance se porte à la main droite.

D’autres explications, plus pratiques, sont souvent avancées : la main gauche, moins sollicitée chez la plupart des personnes, expose moins l’anneau aux chocs et à l’usure. Le choix du doigt et de la main, pour la bague de fiançailles comme pour l’alliance, est détaillé dans le guide sur quel doigt mettre la bague de fiançailles.

Depuis quand les hommes portent-ils une alliance ?

Pendant des siècles, l’alliance a surtout été portée par l’épouse. L’échange de deux anneaux, un pour chacun, se répand au XIXe siècle dans une partie de l’Europe, en Allemagne et aux Pays-Bas notamment, puis devient la norme au XXe siècle, y compris en Amérique du Nord.

Ce passage d’un anneau à deux change la signification de l’alliance. L’anneau n’est plus seulement la marque d’un engagement de l’épouse, il devient le signe d’une promesse réciproque, portée à égalité par les deux époux. C’est aussi ce qui explique la recherche, chez beaucoup de couples, de deux alliances qui se répondent sans être forcément identiques.

Que symbolise l’alliance aujourd’hui : métal, forme et gravure

Aujourd’hui, l’alliance symbolise un engagement que chaque couple raconte à sa manière. Le métal en dit la durée, l’or 18 carats ou l’argent 950 poinçonnés ; la forme en dit le caractère, lisse, torsadée ou texturée ; et la gravure intérieure, héritée des anneaux à devise, garde les mots que seuls les époux connaissent.

Les alliances façonnées à l’atelier de Sèvres prolongent ces symboles dans leur dessin. L’alliance Unisson tient son nom de deux voix qui chantent la même note : deux rangs arrondis avancent côte à côte, séparés par un sillon fin, comme deux vies qui s’accordent sans se confondre. Sa version à trois rangs évoque trois temps d’une même histoire, la rencontre, la vie partagée et les années à venir. Celle à texture centrale place entre deux rangs polis une matière vivante, image de la vie à deux et de ses reliefs.

Le métal, enfin, garde la trace de son origine. Chaque alliance de joaillerie de l’atelier porte à l’intérieur le poinçon de maître Bajoia, à côté du poinçon de garantie du métal, la tête d’aigle pour l’or 18 carats. Pour lire ces marques, le guide qui décrypte les poinçons sur vos bijoux explique chaque symbole, et le guide de l’or 18 carats détaille le métal le plus choisi pour les alliances.

Une alliance est le bijou que l’on porte le plus longtemps, souvent toute une vie, et presque sans jamais l’enlever. L’atelier la dessine donc pour durer : un intérieur adouci pour le confort, une épaisseur qui supporte des décennies de port, et une forme dont le sens se lit d’un regard.

— Baptiste Godallier, créateur joaillier, atelier Bajoia de Sèvres

Alliance Unisson
Alliances Unisson — atelier de Sèvres

Alliance Unisson double rang

Deux rangs arrondis avancent côte à côte, séparés par un sillon fin : deux vies qui s’accordent sans se confondre.

Largeur 2 mm · deux rangs au profil arrondi

Le modèle

Double rang

Le métal

Or jaune 18 carats

Livraison gratuite · Boîte offerte · Bijou poinçonné

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Comment choisir une alliance qui a du sens ?

Pour choisir une alliance qui a du sens, mieux vaut partir de ce qu’elle doit raconter puis vérifier qu’elle supportera le quotidien. Le métal, la forme et la gravure portent le symbole ; la largeur, le confort et l’accord avec la bague de fiançailles garantissent qu’elle sera portée chaque jour, pendant des décennies.

  1. Choisir le métal : l’or 18 carats, en jaune, rose ou blanc, pour une alliance qui traverse les années ; l’argent 950 pour une alliance plus légère.
  2. Choisir la forme : lisse et classique, à deux ou trois rangs, torsadée, texturée ou ciselée, selon ce qu’elle doit exprimer.
  3. Fixer la largeur : une alliance fine, de 2 à 2,5 mm, accompagne une bague de fiançailles ; une alliance de 3 mm et plus se porte volontiers seule.
  4. Essayer les deux alliances ensemble : elles peuvent se répondre sans être identiques, par le métal ou par le dessin.
  5. Penser à la gravure : prénoms, date ou quelques mots, à l’intérieur, dans la tradition des anneaux à devise.

La question de la largeur est approfondie dans l’article sur la largeur d’alliance, et le guide pour choisir son alliance de mariage reprend tous les critères pratiques. Les alliances de l’atelier se découvrent aussi en boutique, 84 Grande Rue à Sèvres, du mardi au samedi, de 10 h 30 à 13 h et de 15 h à 19 h.

Atelier de Sèvres
Alliances fines — atelier de Sèvres

Alliance Iris, profil concave, 2 mm

Un creux poli entre deux arêtes nettes rassemble la lumière en un trait clair, discret à côté d’un solitaire.

Largeur 2 mm, la plus fine · existe aussi en 2,5 et 3 mm

Le modèle

Iris

Le métal

Or jaune 18 carats

Livraison gratuite · Boîte offerte · Bijou poinçonné

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Questions fréquentes sur la signification de l’alliance

Pourquoi l’alliance est-elle un anneau rond ?

Le cercle n’a ni début ni fin : depuis l’Antiquité, il figure l’éternité. Donner un anneau, c’est donc promettre un lien sans terme. Sa forme pratique compte aussi : un anneau lisse, sans pierre saillante, se porte chaque jour sans gêne, ce qui convient à un bijou que l’on garde au doigt pendant des décennies.

Quelle est la différence entre l’alliance et la bague de fiançailles ?

La bague de fiançailles est offerte avant le mariage, lors de la demande, pour marquer la promesse ; elle porte souvent une pierre. L’alliance est échangée le jour du mariage par les deux époux et scelle l’union elle-même. Elle est le plus souvent sans pierre, pour être portée chaque jour, seule ou avec la bague de fiançailles.

Pourquoi parle-t-on de « parents par alliance » ?

Le mot alliance désigne d’abord le lien créé par le mariage entre deux familles, avant de nommer l’anneau. En généalogie, la parenté relie les personnes issues d’un même ancêtre, tandis que l’alliance relie un époux à la famille de son conjoint. Les beaux-parents, beaux-frères et belles-sœurs sont ainsi des parents par alliance.

Les deux alliances doivent-elles être identiques ?

Non. La tradition veut deux anneaux semblables, mais rien n’impose qu’ils soient identiques. Beaucoup de couples choisissent un même dessin dans deux largeurs, une plus fine et une plus large, ou un même métal pour deux formes différentes. L’essentiel est que les deux alliances se répondent et que chacune soit confortable au quotidien.

Que graver à l’intérieur d’une alliance ?

La gravure intérieure perpétue la tradition des anneaux à devise de la Renaissance. Les choix les plus courants sont les prénoms des époux, la date du mariage, ou quelques mots qui comptent pour le couple. La place est limitée par la largeur de l’anneau : une alliance fine accueille surtout des initiales et une date.

Peut-on porter l’alliance d’un parent ou d’un grand-parent ?

Oui, et c’est une belle façon de transmettre une histoire de famille. Une alliance ancienne peut être mise à la taille par un bijoutier, si son épaisseur le permet, ou portée telle quelle sur un autre doigt. Certains couples font aussi refondre l’or d’une alliance de famille pour en créer une nouvelle.

Pour aller plus loin

Livraison gratuite en France pour toute commande ; chaque bijou de joaillerie est accompagné d’une boîte offerte.

Karine & Baptiste